A la rencontre de ...

04/05/2015 : Eddy Cardillo

Depuis combien de temps êtes-vous au SMUC ?


Je viens d’intégrer le club cette saison 2014/2015. Je suis donc tout nouveau mais je me sens déjà très à l’aise, que ce soit avec les éducateurs du club, la direction, ou au sein de cette be
lle infrastructure qu’est le stade Jean Bouin.



- Quel est votre parcours (joueur et entraîneur) ?


En tant que joueur, j’ai débuté en école de football en 1985 dans le club voisin, le Sporting Club de Montredon-Bonneveine, qui n’avait pas encore fusionné à l’époque, et s’appelait le SC Bonneveine. Ca me fait drôle de le dire, mais ça fait déjà 30 ans!!
J’y suis resté jusqu’en U15 nationaux, puis j’ai eu la chance d’intégrer le centre de formation du FC Martigues pendant 4 saisons, où j’ai pu gouter au monde professionnel.
A 19 ans, je n’ai pas était conservé et j’ai signé à Endoume, où j’ai joué en CFA2 et CFA pendant 6 ans.
Puis pour raison professionnelles, j’ai muté sur Paris où j’ai joué en DH à l’AS Orly avec un de mes meilleurs moments de footballeur: un 32ème de finale de Coupe de France.
Je suis revenu dès que possible à Marseille, et j’ai signé à Marignane, puis à l’UGA Ardziv pendant 4 ans.
C’est dans ce club que j’ai commencé à être éducateur avec les U19 excellence; j’y ai d’ailleurs affronté mon directeur sportif actuel Johann Piccamiglio et des joueurs qui font partie de mon effectif cette saison comme Nathan Souriaud.
J’ai ensuite entraîné les U19 DHR de l’AS la Cayolle, avant de signer au SMUC.



Quelles sont vos fonctions (votre rôle) aujourd’hui ?


Je suis l’entraîneur de l’équipe de PHA, et je suis très fier d’être à la tête de l’équipe fanion d’un club si historique et si important en nombre de licenciés.
C’est une belle responsabilité qui m’a été confiée par la Direction du club, fortement impulsée par Johann Piccamiglio qui a osé prendre le risque de me proposer alors que je n’avais jamais entraîné en séniors.
Face à une telle marque de confiance, je m’efforce au quotidien de faire de mon mieux pour leur donner raison.
Et j’y prends un immense plaisir, le club est très sain, et j’ai un groupe de joueurs exceptionnels, qui en plus d’être de bons footballeurs, sont des garçons avec qui nous partageons je pense beaucoup de valeurs.

Ils sont en outre très intelligents, la progression de l’équipe s’est donc faite beaucoup plus vite que ce que j’aurais pu espérer!!
J’ai donc bénéficié des conditions idéales pour débuter dans cette fonction de coach.



- Quelles sont pour vous les valeurs du SMUC ?


Je parlais plus haut de valeurs partagées avec les membres de mon groupe, joueurs et staff, elles rejoignent selon moi celles que souhaitent véhiculer le SMUC; une charte est d’ailleurs affichée dans nos vestiaires, qui rappelle à tous LE COMMENT GAGNER, pas à n’importe quel prix. Le respect est le pilier central sans quoi rein n’est possible.
Les performances, les progrès sont le résultat de l’investissement de chacun, de l’implication; je ne souhaite pas utiliser le terme travail, qui ne colle pas avec ma vision du football, je préfère celui du dépassement de soi.
Au SMUC, les discours guerriers me semblent presque dépassés: notre miroir est notre adversaire, comme j’aime le dire à mes joueurs.
A partir de là, l’équipe adverse est un acteur de la compétition qui nous pousse à nous surpasser. Avec cet angle de vue, le fair-play devient une attitude naturelle.
J’ai moi-même changé au cours de cette saison, évolué dans ce sens car c’est le climat qui règne au club.
C’est au final la meilleure manière de vivre le sport selon moi, le SMUC m’a donc déjà beaucoup apporté de ce côté là.
Le double projet est aussi essentiel au club: celui de réussir sa scolarité, son insertion professionnelle tout en vivant sa passion à fond. Pour des têtes bien remplies et surtout posées sur des épaules!
Il y a aussi une convivialité entre les sections grâce à des lieux de vie communs qui permettent à tous les membres de se rencontrer. C’est une source de partage et d’enrichissement mutuel, et aussi une occasion de prolonger des discussions hors terrain, ou juste passer un moment sympa ensemble.



- Quel est l’éducateur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?


Il y a forcément des personnes qui ont compté dans mon parcours.
Je dirai Didier Camizuli, qui m’a lancé en sénior à 19 ans dans une équipe d’Endoume composée de très bons joueurs, dont Franck Bonora avec qui j’ai encore le plaisir de jouer quelques fois avec les vétérans du SMUC.
Je dirai aussi mon coach à Orly, M. Mohamed Tazamoucht, qui m’a nommé capitaine en région parisienne, une grande fierté.
Je citerai aussi très sincèrement Johann Piccamiglio car il restera au final le 1er à avoir cru en moi et à me confier la responsabilité d’une équipe fanion.
Enfin, je citerai mon père qui m’a encadré de mes débuts jusqu’en minimes. Quand lui me disait que j’avais bien joué, c’est comme si j’avais gagné la coupe du monde.



- Quel est le joueur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?


Pour l’anecdote, je dirai le Jaroslav Plasil: avec mon adjoint Jean-Pierre Mendy, nous l’avons affronté quand il jouait à Monaco et nous à Endoume en CFA.
Il devait être de retour de blessure pour jouer avec la réserve, il a mis 3 buts avec une telle facilité qu’on a bien vu qu’on ne boxer pas dans la même catégorie.



- Comment voyez-vous le club dans 10 ans ?


Dans la continuité des valeurs actuelles, et avec des équipes qui ont gravi des échelons grâce au travail des éducateurs du club.
Il y a au club une qualité d’encadrement qui est un atout important pour permettre à nos jeunes joueurs de progresser.
Je verrai bien un essor du foot féminin chez les jeunes, puisque cela marche déjà très bien en seniors.
Et pourquoi pas une équipe fanion qui attirerait les meilleurs joueurs étudiants, et qui après s’être imposée comme valeur sûre au niveau régional, aurait attiré des partenaires pour viser encore plus haut.
Le tout toujours encadré et piloté par notre directeur sportif actuel.



- Pour vous, comment évolue le foot amateur à Marseille ?


Je ne suis pas fataliste, le football marseillais deviendra ce que les instances dirigeantes, les présidents de club, les éducateurs et les parents veulent qu’il devienne.
Cependant, malgré les sanctions attribuées par les commissions de discipline, force est de constater que les incivilités perdurent.
Marseille est une ville passionnée, et comme souvent dans pareil cas les dérives peuvent vite arrivées.
Si on en arrive à supprimer les championnats pour les plus jeunes, c’est parce que la compétition est mal vécu par les adultes en premier lieu.
La clé de l’évolution du football marseillais passera par la transmission des valeurs véhiculées par les coaches, les parents autour des stades.
Pour les plus grands et les seniors, on oublie trop souvent que nous évoluons à des petits niveaux et qu’il faut relativiser davantage.
Globalement, c’est le rapport à la compétition qu’il faut revoir pour viser plus de sérénité et profiter pleinement du plaisir du jeu.
Sportivement, le football amateur tend à s’inspirer de plus en plus des méthodes du haut niveau, les éducateurs sont mieux formés, c’est pourquoi de plus en plus souvent des clubs parviennent à réaliser d’excellents parcours en Coupe de France.
A Marseille, les clubs de jeunes parviennent régulièrement à rivaliser avec l’Olympique de Marseille.
Je pense donc de ce point de vue là que le football amateur est en progrès.



- A part le football, quel(s) sport(s) aimez-vous regarder ?


J’aime la F1, les grands combats de boxe, les grands matches de tennis ou de rugby, j’aime aussi regarder la pétanque.
Plus que le sport, c’est l’envers du décor que j’aime voir. Des émissions comme intérieur sport par exemple.



- Enfin, quelle personne du club aimeriez-vous voir répondre au même questionnaire ?


Je souhaite passer le relais au capitaine de la PHA, M. BEDJA Kamall.
Merci, et !!! ALLEZ LE SMUC !!!

J. Giannucci

10/02/2015 : Michel Klat

 - Depuis combien de temps êtes-vous au SMUC ?


Depuis 1990, et officiellement licencié depuis 1994.

Auparavant, Je m'occupais des équipes scolaires UNSS au collège de Provence (de 1985 à 2000).

J'ai été également arbitre officiel (à l'Olympique de Marseille) de 1988 à 1993.


 

 - Quelles sont vos fonctions (votre rôle) aujourd’hui ?


Secrétaire de la Section Foot, dirigeant des U15, responsable de la catégorie Débutant, et éducateur chez les débutants.

Parallèlement à tout cela, j'occupe des fonctions au sein du District de Provence de Football (Secrétaire de la Commission Foot U11 ainsi que Délégué district lors des plateaux de débutants)


 

 - Quelles sont pour vous les valeurs du SMUC ?


Education, respect, compétences. Plus de 20 ans dans le même club, c'est quand même significatif ! Enormément de parents recherchent ces valeurs. Pour preuve, le nombre exponentiel de demandes pour intégrer l'Ecole de football au Stade Flotte. Malheureusement, nous refusons  une centaine d'enfants chaque année, par manque de place !


 

 - Quel est l’éducateur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?


Sébastien Grangeat, par sa façon d'expliquer et de trouver tout de suite les mots justes. Pour son perfectionnisme et sa connaissance du football !


 

 - Quel est le joueur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?


Axel Bartoli : son élégance, son intelligence, et l'impression de facilité qu'il dégageait... 


 

 - Comment voyez-vous le club dans 10 ans ?


Un peu comme aujourd'hui mais avec toutes les équipes 1 en excellence ou en ligue ! Et autant de licenciés !


 

 - Pour vous, comment évolue le foot amateur à Marseille ?


Pas dans le bon sens. La violence touche chaque année des catégories de plus en plus jeunes. Même en débutant, sur des plateaux, on voit parfois des comportements inadmissibles chez certains éducateurs. La suppression des compétitions en catégorie U11 (et bientôt U13) est peut-être un début de solution...



 - A part le football, quel(s) sport(s) aimez-vous regarder  ?


Les jeux olympiques, l'athlétisme, la pétanque !



 - Enfin, quelle personne du club aimeriez vous voir répondre au même questionnaire ?


Tous les joueurs et licenciés qui ont plus de 5 ans d'ancienneté.

J. Giannucci

19/02/2015 : Sebastien Grangeat

- Depuis combien de temps êtes-vous au SMUC ?

 Au club depuis 1996, soit 19 ans. Ça commence à compter! Joueur en Sénior et éducateur à l'école de foot (des débutants aux benjamins) durant mes 7 premières années au club. Une première "pause" entre 2003 et 2005 pour m'occuper de ma première fille, et une petite infidélité en 2006 dans un autre club (partenariat professionnel). Un retour en 2007 avec les U15 et une saison compliquée. L'ambiance malsaine autour des terrains et l'influence négative qu'elle pouvait avoir sur les prestations sportives de mes petits m'ont dégoûtés du football. Un nouvel arrêt, l'occasion d'accueillir ma deuxième fille et un nouveau come-back en 2011 en tant que responsable des U11.

 - Quelles sont vos fonctions (votre rôle) aujourd’hui ?

 Je suis depuis 2011, responsable des U11 et éducateur de l'équipe 1 de la catégorie. J'apporte ma contribution  au projet sportif de l'école de football.

 - Quelles sont pour vous les valeurs du SMUC ?

 Les valeurs qu'aucun autre club ne défend mieux que nous. Le respect des enfants dans leur épanouissement sportif et intellectuel. La convivialité et le partage.

 - Quel est l’éducateur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?

 Difficile de n'en citer qu'un seul car ils sont nombreux à posséder de grandes qualités et donc "marquants" pour tout un chacun. Mention spéciale pour Johann Piccamiglio et Michel Klat. Un engagement sans failles et de tous les instants pour le club. Une connaissance des statuts et des règlements impressionnante. De vrais hommes de terrain, présents et disponibles qui contribuent, au quotidien, à l'essor de ce club. J'ajouterai également Frédéric Ville, seul éducateur bénévole du club, qui coordonne avec beaucoup de passion et de compétence l'école de football.

 - Quel est le joueur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?

 Je dirai Steeven Fortes, passé pro l'année dernière avec l'AC Arles Avignon. A ma connaissance, de débutant à U15, aucun joueur n'a jamais autant fait la différence que lui. Capable de gagner un match à lui tout seul. Pas étonnant  qu'il ait percé.

 - Comment voyez-vous le club dans 10 ans ?

 Comme tous les amoureux de ce club. Un club compétitif dans toutes les catégories d'âge et un club référence à Marseille. Avec toujours la même identité et les mêmes valeurs.

 - Pour vous, comment évolue le foot amateur à Marseille ?

 Le foot amateur est malade. Sport populaire par excellence, le football est le terrain privilégié d'une population souvent tourmentée pour laquelle la loi du plus fort est le seul moyen d'expression. L'éducateur devient le seul garant d'une implication respectueuse des codes et des valeurs de nos sportifs. Dans tous les quartiers de Marseille, on peut rencontrer des éducateurs compétents qui réalisent un travail éducatif magnifique auprès des jeunes mais ils sont trop peu. Face aux besoins de plus en plus grands, on confie une mission d'éducateur" à n'importe qui à partir du moment où il est disponible. Réduire le nombre de clubs, exiger un quota d'éducateurs formés et diplômés, pénaliser plus lourdement les débordements, protéger davantage les arbitres, sont quelques unes des solutions à envisager.  Le football amateur a besoin de beaucoup plus de moyens car dans une société en manque de valeurs, le football peut redonner du lien et de l'apaisement chez nos jeunes, dans un cadre ferme et bienveillant.

 - A part le football, quel(s) sport(s) aimez-vous regarder ?

 Tous les sports à part le curling.

 - Enfin, quelle personne du club aimeriez-vous voir répondre au même questionnaire ?

La parole à notre directeur sportif!

J. Giannucci

11/03/2015 : Johann Piccamiglio

- Depuis combien de temps êtes-vous au SMUC ?

Rien que le fait d’y penser ne me rajeuni pas ! Je suis dans ma 18ième saison au club ! Je suis en effet arrivé au SMUC en Novembre de la saison 1997-1998, à 23 ans, à la demande de Gilles MONTAGNE qui était mon professeur à la faculté des sciences des sports de Luminy. Il était à l’époque directeur sportif du club, et m’a proposé de venir entrainer l’équipe seniors 2 du SMUC qui n’avait plus d’entraineur. J’entrainais déjà les cadets ligue de Bonneveine depuis deux ans, et je ne pensais pas que ce serait le début d’une aussi longue et belle aventure avec le SMUC… A la fin de la saison, Gilles MONTAGNE a souhaité prendre du recul avec ses fonctions au club, et a ainsi proposé au comité directeur de la section football du SMUC que je lui succède en tant que directeur sportif, fonction que j’occupe donc depuis 17 saisons !
J’étais loin de me douter qu’en acceptant sa proposition, j’allais rester aussi longtemps au club, désormais mon club !


- Quelles sont vos fonctions (votre rôle) aujourd’hui ?


En 18 saisons bien remplies, en plus de mon rôle de directeur sportif, j’ai entrainé quasiment toutes les catégories d’âges au SMUC, des débutants aux seniors, à l’exception des U17.

Depuis 8 saisons je suis responsable de la catégorie des U19, et coach de l’équipe 1. Après avoir été champion de Provence Pré-Excellence en 2008 et Excellence en 2013, nous évoluons depuis deux saisons au niveau Ligue, en DHR. Après une première saison difficile où nous sommes parvenus à nous maintenir de justesse, nous avons franchi un palier et l’équipe joue cette saison les premiers rôles.

En ce qui concerne mon rôle de directeur sportif, je coordonne la politique sportive du club tout en faisant le lien entre la partie administrative et la partie technique. Avec plus de 700 licenciés cette saison, une trentaine d’équipes pour autant d’éducateurs, le SMUC est le second club de Provence en nombre de licenciés !
Je suis quasiment tous les soirs et le weekend au club pour faire du travail administratif, suivre les entrainements et les rencontres des différentes équipes, mais je le fais avec grand plaisir tant l’ambiance et excellente entre toutes les composantes du club ! Je m’occupe également de l’organisation et de l’encadrement des stages que nous organisons pendant les vacances scolaires. La structuration progressive du club et la progression régulière du niveau de nos équipes passe par cet investissement de tous les instants ! Nous sommes une grande famille où la cohésion et la solidarité font notre force.


- Quelles sont pour vous les valeurs du SMUC ?

Comme tout club sportif, nous souhaitons transmettre des valeurs éducatives par l’intermédiaire de ce sport magnifique et universel qu’est le football. Même si nos jeunes sont dans leur grande majorité déjà fort bien éduqués du fait d’un cadre familial et scolaire bien établi, nous nous efforçons néanmoins de leur transmettre à notre modeste mesure des valeurs de REPECT, SOLIDARITE, ENTRAIDE, TOLERANCE, TRAVAIL, GOUT DE L’EFFORT…afin de compléter leur formation de sportif, mais aussi et surtout de citoyen !

Comme dans tout club Universitaire qui se respecte, LA CONVIVIALITE a chez nous une part prépondérante ! C’est surement la raison pour laquelle nous sommes si nombreux à rester fidèle au Gris et Noir depuis si longtemps. Le SMUC, un club où il fait bon vivre et s’épanouir dans un climat serein !

« Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux » pourrait être notre devise, mais « L’excellence, notre tradition », devise officielle du SMUC, fait plus ambitieux :)


Solidarité - Motivation - Unité - Combativité sont des valeurs que je demande souvent à mes joueurs pour que l’équipe puisse être performante, elles correspondent parfaitement à ce que nous essayons de transmettre à nos jeunes joueurs pour les aider à se former à leur vie d’homme de demain !


- Quel est l’éducateur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?

Je ne peux mettre personne en avant plus qu’un autre, tant nous avons la chance de posséder de nombreux éducateurs de très grande qualité ! Pour le clin d’œil, je dirai « SKOBBY » entraineur-joueur en débutants, et « Gargouille » avec ses « Gargouilleries », (PS : langage crypté donné aux joueurs dont lui seul comprenait le sens), mais seuls les plus anciens comprendront :) 

Pour redevenir plus sérieux, je profite de l’occasion qui m’est donnée de m’exprimer pour remercier et féliciter tout le staff technique et dirigeant de la section football, qui fait un travail remarquable depuis maintenant de nombreuses années ! Certes tout n’est pas parfait dans notre fonctionnement, mais je pense que nous faisons un travail cohérent et sérieux, au service de l’éducation et de l’apprentissage du football pour nos jeunes licenciés.

J’ai la grande chance d’être épaulé par des responsables de catégories et des éducateurs très compétents et expérimentés, en place depuis de nombreuses saisons, ce qui permet de travailler dans la continuité ! Ce sont de vrais SMUCISTES (Michel KLAT en débutants, Seb GRANGEAT en U11, Fred VILLE coordonnateur de l’école de foot, Cyril PICARD en U13, Alain CERVONI et Cédric COMITO en U15, Eric NEGLIA et Julien GIANNUCCI en U17, Romain GARCIA en U19, Yacine GUEMMOUD chez les Féminines, et le petit dernier Eddy CARDILLO en Seniors). Avec 5 professeurs d’EPS, 5 brevets d’état de football, une multitude de diplômés fédéraux, nos cadres techniques tiennent le même discours éducatif et ont la même approche pédagogique du football.

Pour les seconder, nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur le dynamisme et les connaissances des étudiants de la faculté des sciences des sports de Luminy, qui tout en complétant leur cursus de formation, font profiter nos jeunes licenciés de leurs qualités pédagogiques de futurs enseignants ou cadres sportifs !

Je suis très fier de notre staff et de la bonne image qu’il donne sur les terrains pour représenter le SMUC, et j’ose avancer qu’il est dans son ensemble, parmi les plus compétents de la région !


- Quel est le joueur qui vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?

En 18 saisons au club, j’ai eu l’occasion de coacher des dizaines, des centaines de joueurs ! Il m’est très difficile de n’en sortir qu’un seul du lot. Du fait de mon ancienneté, je m’accorde le passe-droit d’en citer 6 !
- Steven FORTES, licencié au SMUC de 6 à 14 ans, et aujourd’hui joueur professionnel au Havre en Ligue 2. Non seulement excellent footballeur, Steven était un exemple de travail, de sérieux, de respect et de politesse. Sa réussite n’est pas une surprise, elle est largement méritée ! Il est un exemple à suivre pour nos jeunes !

- Gilles FORTES, son frère, n’a connu qu’un seul club, le SMUC, en y étant licencié des débutants aux seniors ! Gardien de but phénoménal, Gillou a en plus marqué plusieurs buts tant ses dégagements au pied étaient puissants !

- Axel BARTOLI, lui aussi n’a connu qu’un seul club, le SMUC, des débutants aux U19 ! La très grande classe au poste de libéro. Alors qu’il était constamment sollicité par l’OM, Axel est resté fidèle à ses couleurs ! Je me rappelle de Paul BARTOLI son grand-père et SMUCISTE de toujours qui disait « Axel, il n’ira jamais à l’OM, il reste au SMUC ! Il ne sera pas footballeur, il sera comme son père et son grand père, il sera docteur ! ». Cette phrase résume parfaitement la philosophie du club, où nous nous devons d'accompagner les jeunes vers leur futur professionnel !

- Martin DUCLOS, Guillaume GASSEND et Nathan SOURIAUD, sont toujours au club et jouent actuellement avec l’équipe fanion, en course pour monter en DHR avec les seniors. Tous les 3 sont d’excellents footballeurs, et le fait qu’ils jouent toujours au SMUC alors qu’ils ont le niveau pour jouer à un niveau supérieur, prouve leur attachement à notre club. La plus grande satisfaction pour l'éducateur et le responsable sportif que je suis, est de voir mes anciens joueurs "performer" en équipe seniors du club ! C'est une grande récompense pour tous les éducateurs du club, et cela valorise notre travail de formation !

A noter que tous ces joueurs, sauf Steven, étaient de la même génération et jouaient dans la même formidable équipe juniors avec laquelle nous étions parvenu en 64ième de finale de la coupe Gambardella en 2010.


- Comment voyez-vous le club dans 10 ans ?

J’espère le voir encore avec les mêmes personnes en bonne santé, avec un peu plus de cheveux gris surement, mais toujours fidèles au poste !
Dans mes rêves, au niveau des installations, j’aimerais que le club puisse bénéficier d’un second terrain pour améliorer nos conditions d’entrainement, et avec une petite tribune pour nos supporters !

Au niveau sportif, je pense que nous avons les moyens pour devenir LA REFERENCE sur Marseille en tant que club formateur chez les jeunes, et parvenir à un bon niveau régional chez les seniors garçons et filles. Les résultats sont pour l’instant en phase avec ces objectifs en U19 et seniors, nous devons désormais accentuer nos efforts des U13 aux U17 pour avoir désormais une continuité et une homogénéité dans nos niveaux de pratiques compétitives chez les jeunes.
Le renouvellement du Label Ecole de foot qui nous a été de nouveau attribué cette année pour 3 ans par la FFF, est la preuve que nous sommes dans la bonne direction, et que les instances fédérales reconnaissent la qualité de notre travail et de notre savoir-faire en tant que club formateur.
Le travail, la patience et la persévérance, tout en conservant notre identité et nos valeurs nous mèneront au succès tôt ou tard, j’en suis persuadé !


- Pour vous, comment évolue le foot amateur à Marseille ?

Le foot à Marseille comme dans toutes les grandes agglomérations joue un rôle social essentiel car il permet d’encadrer et d’occuper des milliers d’enfants en manque de repères et de cadres familiaux, scolaires, sociaux…
Le tissu associatif et les éducateurs dans les clubs jouent donc un rôle social très important, qui n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur par la nation. Je trouve que les clubs, bien conseillés par la FFF qui les incite à envoyer leurs éducateurs en formation, font un travail considérable pour s’occuper et encadrer la jeunesse. Les incidents sur et autour des terrains de foot ont toujours existé, mais restent fort heureusement exceptionnels, il ne faut donc pas noircir le tableau et dramatiser la situation.

De par mon expérience sur les terrains depuis de nombreuses années, j’ai constaté que le comportement d’une équipe dépendait à 95% du comportement de son éducateur. Lorsque ce dernier a une bonne attitude, respectueuse des arbitres, des adversaires, de ses joueurs, ces derniers se comportent correctement sur un terrain de foot, quelle que soit leur origine sociale, géographique et autres... On dit souvent d’une équipe qu’elle est à l’image de son entraineur !
Je suis donc optimiste, le football continuera à se pratiquer dans de bonnes conditions à Marseille et ailleurs, tant que des moyens seront donnés pour essayer d’avoir des éducateurs responsables et compétents !
Ce sont en tous cas les éducateurs que nous essayons d’avoir au SMUC pour encadrer nos équipes !


- A part le football, quel(s) sport(s) aimez-vous regarder ?

En tant que professeur d’EPS j’aime bien regarder tous les sports, notamment lors des grandes compétions mondiales (J.O, Coupe du monde de football…)

Les étapes de montagne en cyclisme, les épreuves d’athlétisme et de natation sont particulièrement belles à regarder, tant ces sportifs vont jusqu’au bout d’eux-mêmes pour aller chercher la victoire !


- Enfin, quelle personne du club aimeriez-vous voir répondre au même questionnaire ?

J’hésite avec le président de la section football, Romain VERRON qui est un véritable passionné, mais je vais néanmoins passer le relai à Eddy CARDILLO, le nouvel entraineur des seniors depuis cette saison, qui en tant que nouvel arrivant doit avoir un regard neuf et objectif sur notre club !

J. Giannucci

02/03/2016 : Kamall Bedja, capitaine de la DHR

- Depuis combien de temps êtes-vous au SMUC ?

Je suis au SMUC depuis 8 ans, c'est ma huitième année ! Je suis arrivé lors de ma deuxième année en Séniors.

- Justement, pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?

Oh, je n'ai pas un grand parcours ! J'ai commencé assez tard le foot en club, à l'âge de 17ans à Sainte Marguerite Pré-excellence puis Excellence. Ensuite, je suis allé à Mazargues en U19 Pré-excellence et cette année-là nous avons réussi la montée. Puis pour ma 1ère année en Séniors, j'ai joué à Bonneveine où on est malheuresement descendu. Et enfin, je suis allé au SMUC jusqu'à aujourd'hui ! 

- Depuis quand êtes-vous capitaine ? Et quel genre de capitaine êtes-vous ?

6 ans ! Je me qualifierais quand même comme quelqu'un qui aime bien rigoler, déconner mais quand il faut être sérieux il faut l'être vraiment. Je ne triche pas et je me donne toujours à fond même pendant les entrainements. Mais je me qualifierais quand-même comme un gueulard, je suis un gros maronneur et j'aime pas perdre ! 

- Quelles sont pour vous les valeurs du SMUC ?

Famille ! C'est un club familial où tout le monde est sympa et il y a une très bonne ambiance au sein de ce club.

- Quel est l'éducateur qui vous a le plus marqué ? Et Pourquoi ?

Christophe Denis, l'entraineur que j'avais à Mazargues car j'ai passé une très bonne année même si on était en Pré-excellence ! J'aimerais également citer les trois coachs que j'ai eu ici au SMUC : Jean-Pierre Petrignani, Romain Munoz et Eddy Cardillo. Je leur suis reconnaissant de m'avoir tous les trois fais confiance en me donnant le brassard de capitaine.

- Quel est le joueur qui vous a le plus marqué ? Et Pourquoi ?

Je vais dire mon coéquipier Jean-Pierre Mendy ! A son âge, prendre soin de son corps et réussir à garder un bon niveau c'est très fort ! Pour infos, il a 41 ans quand-même !

- Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?

Ah j'ai pas une grande carrière... Mais je dirais la montée en DHR avec le SMUC. Cela faisait très longtemps que le club n'étais pas monté donc le fait de contribuer à cette montée c'était un moment fort !

- Mis à part le football, quels sont vos loisirs ? Quels autres sport aimez-vous regarder ou pratiquer ?

Je suis Football a 100%, c'est le seul sport que je pratique et que je regarde. Après les loisirs que j'aime bien c'est un peu comme tout le monde mais surtout la musique.

- Quelle est votre équipe professionnelle préférée ?

L'OM bien évidemment ! Sinon j'aime beaucoup l'AS Rome depuis tout jeune.

- Quel est votre joueur professionnel préféré ?

Actuellement, mon joueur préféré est Iniesta !

- Et en tant que défenseur central, quel joueur vous inspire ?

Paolo Maldini ! Il a pas la même couleur que moi mais j'essaye de m'en inspirer. (rires)

- Au sein de l'éffectif DHR, quel est le joueur le plus technique selon vous ? Et le moins technique ?

Pour les joueurs les plus techniques, je vais en citer deux: Karim Ait Abdelouahad et Nathan Souriaud. 
Et pour les moins technique, je dirais moi-même et Famara Diedhiou !

- Quel est le joueur qui met le plus d'ambiance ?

Je dirais un ancien joueur qui est désormais dans le staff, Joanny Pin-barre. Et également Romain Campagna.

- Quel est le joueur le plus paresseux aux entraînements ?

Le plus fainéant, je dirais Kévin Augier.

- Qui est le petit poulain des joueurs ?

Je dirais Ouail Cheghib.


- Quel est le joueur qui aime le plus les contacts ? Et celui qui aime le moins ?

Sans hésiter je vais dire Famara Diedhiou ! Et celui qui aime le moins, je dirais Nathan. En étant le joueur le plus technique, cela va souvent avec !

- Comment résumerez-vous la saison jusqu'à présent ? 

C'est une saison assez difficile, on a eu un début presque catastrophique. On a gagné le premier match mais ensuite on a eu une série négative. On a quand même réussi à se ressaisir par la suite. Mais peut-être que l'on a pas eu la cohésion attendue, de nouveaux joueurs sont arrivés. Peut-être que nous, les anciens, n'avons pas fais ce qu'il fallait pour les intégrer et la mayonnaise n'a pas bien pris. C'est un ensemble qui fait que l'on est là maintenant pourtant on avait tout pour réussir une meilleure année ! 
Par exemple, la victoire contre l'AS Monaco a montré que quand on jouait en équipe on pouvait faire de grands matchs. Mais, malheureusement, les résultats ont montré que cela n'a pas été le cas toute la saison.

- Quelles sont vos ambitions pour la fin de saison ?

Le maintien ! Et également la coupe où on va essayer d'aller le plus loin possible pour jouer tous les dimanches.

- Enfin, à qui passez-vous le relais pour la prochaine interview ?

J'hésite mais pour changer un peu je vais dire Yoann Costantini.

G. Guidotti

INTERVIEW DE BRUNO SARDI

4

B. SARDI :« Mon souhait est de rester longtemps au sein du SMUC ! »
Cest un homme passionné par le Football, un homme dont la passion du ballon rond passe avant tout, un homme de club avec des valeurs. Cet homme, c’est Bruno Sardi ! il est arrivé depuis peu au sein du Stade Marseillais Université Club, mais commence déjà à imposer sa patte en tant qu’entraineur de la Régional 2. Avant d'affronter l’actuel leader du championnat (Mandelieu), l’entraîneur du SMUC, nous a accordé un mini-entretien pour se présenter, parler du championnat, et du parcours historique en Coupe de France pour le club universitaire.  ENTRETIEN



 - Bonjour Bruno, Peux-tu te présenter en me donnant ta fonction aujourd’hui au sein du SMUC? Depuis quand es-tu au SMUC ? mais aussi me parler de ta carrière d’entraîneur et d’ancien joueur.


Bruno Sardi :« Tout d'abord ma carrière de joueur, j'ai joué à Marseille jusqu'à l'âge de 17 ans : le Celtic de Beaumont, Mazargues et l'OM. Après je suis allé tenter ma chance dans le centre de la France où j’ai fait partie de l'effectif pro de Limoges, cela date c'était 1984. Pendant trois ans, j'ai fait quelques matches en ligue 2 mais j'ai surtout joué en Division 4. Ensuite, j'ai joué en National au FC Bourges pendant 3 ans et où nous avons accédé à la Ligue 2. Mais j'ai arrêté ma carrière très tôt à 24 ans. J'ai repris en tant qu’entraîneur sur le rectangle vert avec la Ciotat, j’ai eu les poussins puis les U19. Cela a duré sept ans, puis je suis parti à Endoume pendant quatre saisons avec les U19 et pendant deux ans et demi avec les Seniors en DH. Je suis arrivé au SMUC au mois de juin et aujourd'hui je suis coach de la DHR qui s'appelle maintenant la Régional 2. »


- Comment s’est passé ton intégration au sein du SMUC ?


Bruno Sardi :« Parfaitement, le Stade marseillais Université Club, malgré que cela soit une grosse institution, ce sont des gens simples qui gèrent ce club. Quand ils m'ont appelé cela s'est fait très vite, j'ai beaucoup apprécié le contact avec les joueurs qui sont restés, puisqu'il n'y a eu que quatre départs. Cela s'est donc fait naturellement avec beaucoup d'adhésion, avec le travail des jeunes et des moins jeunes, donc on va dire que cela se passe très bien. »



C’est Johann Piccamiglio qui t’a contacté pour venir ?


Bruno Sardi : « Effectivement, c'est Johann Piccamiglio, qui m'a contacté. »


Tu es donc là depuis peu, mais que représente pour toi le SMUC ? Est-ce que tu as déjà réussi à te faire une image de ce que représente le SMUC ?


Bruno Sardi : « Je vais dire cet adjectif : un club « propre ». C’est une grande institution, il y a 17 disciplines. Je n'avais pas peur de l'environnement, car c'est très important, et c’est très difficile pour un coach de travailler dans un environnement qui est tout le temps en train d'interférer dans les choix. Notamment à Marseille, ça sent la poudre à Marseille. »


Au niveau du sportif, avec 2 victoires et 1 défaites, Comment est-ce que tu juges le début saison en Championnat Régional 2 ?


Bruno Sardi : « Je juge le début de saison : « bon », puisque nous avons gagné deux fois est perdu une seule fois, et aujourd'hui nous sommes à la troisième place. Mais c'est difficile, de tirer un bilan, puisqu’en fin de compte un entraîneur, il lui faut un peu de temps pour juger son effectif et connaître ses joueurs. Vraiment les connaître ! J'apprends à les connaître, je sais que c'est un groupe qui est capable de faire de superbes choses. Le plus difficile avec ce groupe sera de s'inscrire dans la durée. »


Vous avez des objectifs en Championnat cette saison ?


Bruno Sardi :« Il est difficile de déterminer les objectifs. Il y a deux épouvantails dans le championnat que sont FOS et Mandelieu qui ont de très gros effectifs et des gros moyens. Honnêtement, je pense que nous déterminerons nos objectifs à la trêve. Nous allons prendre matche par matche, bien sûr, comme je suis un compétiteur je voudrais gagner à chaque matche. J'aimerais bien finir dans les deux premiers pour monter en Régional 1, même si ce ne sont pas les objectifs de base. Mais c'est comme la Coupe France ce n'était pas un objectif, mais on a réussi atteindre le 6ème Tour. Donc on verra au fur et à mesure de la saison. »


- Nous reviendrons sur votre parcours en Coupe de France juste après. Mais tu as parlé de Mandelieu, Vous vous déplacez chez eux ce Week-End…


Bruno Sardi :« Mandelieu, est une grosse équipe, il y a beaucoup de qualités offensives, ils ont un bloc très dur à bouger, ils ont pris zéro but sur les trois premiers matches et sont donc tout naturellement premiers. Nous allons y aller sans pression.»



- Pour parler de la Coupe De France, Vous êtes sorti ce Week-end contre L’AS Cagnes CF au 6ème Tour, Est-ce que tu es quand même fier de ce parcours ou as-tu des regrets ?


Bruno Sardi : « Les deux ! Une fierté puisqu’atteindre le 6ème Tour ce n'est pas anodin, cela veut dire que nous terminons dans les 10 dernières équipes de Ligue. De plus, c'est historique pour le SMUC. Mais bon, je pense qu'on aurait pu aller encore plus loin mais les joueurs sont passés à côté du matche, de l'événement. Comme je leur disais, ce qui est grave ce n'est pas d'être inférieur à l'adversaire, c'est d'être inférieur à soi-même, et de ne pas donner le meilleur de soi-même. »


 - Tu penses qu’il y avait la possibilité de passer ce Tour ?


Bruno Sardi : « Oui bien sûr, il y avait la possibilité ! Même si cette équipe de Cagnes fût meilleure que nous sur ce matche. »



 En effet, on avait l’impression qu’elle avait à niveau supérieur à celui de Régional 2…


Bruno Sardi : « C’est-à-dire que moi, je n'avais pas les mêmes armes que d'habitude, puisqu'il me manquait un milieu de terrain en entier, notamment des joueurs d'expérience, à partir de ce moment-là ça devient compliqué. »


 - Pour revenir sur toi, quel type d’entraîneur es-tu ? Est-ce que tu es proche de tes joueurs ?


Bruno Sardi : « C'est difficile à répondre, il m'arrive d'être proche des joueurs. Avec le temps peut-être il faut que j'apprenne à les connaître. Mais je dois dire, c'est vrai, qu’au premier à bord j'ai un naturel froid. Mais oui avec le temps je deviens proche d’eux. De toute façon, j'ai beaucoup de discussions individuelles avec chacun d’eux. J'ai un côté intransigeant, qui peut parfois inhiber certains joueurs, il faut donc que j'apprenne à les connaître. » 



- Il y a beaucoup de jeunes dans ton équipe, je pense notamment à Baptiste Biaggini, Luca Cesco, Romain Peters ou encore Mohammed Kouchkar qui sont souvent dans ton groupe. Est-ce que tu as un traitement particulier pour les jeunes ?


Bruno Sardi : « J’essaie de leur expliquer, de mon point de vue, dans quel sens ils doivent aller, leur expliquer leurs axes de progression. C’est sûr qu'à 20 ans on a plus de marge de progression qu’à 27 ans ou 28 ans. Même si avec les moins jeunes, je parle plus de l'aspect tactique du jeu avec les jeunes je leur parle beaucoup de leurs axes de progression. »

 

- Je voulais revenir sur un de vos joueurs, Jérémy Dahan, C’est votre gardien mais également votre Capitaine. Il est donc tout naturellement très important pour l’équipe…


Bruno Sardi : « C’est pour cela que c’est mon capitaine, ce n’est pas seulement porter un brassard, c’est aussi le prolongement de moi-même. Je m’appuie sur lui comme sur 2 ou 3 autres joueurs pour faire en sorte que le groupe tire dans le même sens. »


Est-ce que tu as en tant qu’entraineur un modèle dans le monde professionnel ?


Bruno Sardi : « Non, chaque entraîneur à sa particularité, il n’y a pas une seule vérité, une seule manière de faire et je crois qu’à tour de rôle, j’apprécie chaque coach. »


- Est-ce que dans ta carrière il y a quelqu’un en particulier qui t’as marqué ? Que cela soit un joueur, un entraineur ou encore un dirigeant ?


Bruno Sardi :« Oui, je pense à Eric Spadiny, j’ai joué avec lui à Bourges et Limoges. Il a joué à Lyon en Ligue1 et il était aussi en Equipe De France Espoir, je pense qu’il aurait pu devenir un grand international, mais il était trop fêtard. Mais c’est vrai que c’était un super joueur ! »

 

 - Quel est ton plus beau souvenir dans le foot ?


Bruno Sardi : « Je pense que mon plus souvenir c’est le titre de Champion de Ligue en U19 avec Endoume ! »


 - Quelles sont tes autres activités appart le foot ?


Bruno Sardi : « Honnêtement, je suis foot à 400%, je ne fais que ça ! Avant j’étais en CDI à Endoume, je suis parti parce qu’on ne s’entendait plus et j’ai eu une rupture conventionnelle. Actuellement, je suis sans emploi, et par conséquent je ne pense qu’à ça et je ne fais que ça ! »


 

 - Est-ce que tu penses avoir une longévité au sein du SMUC ?


Bruno Sardi : « J’espère rester longtemps ici, parce que je suis un homme de club. J’ai fait sept ans à La Ciotat et à Endoume mais en football tout va très vite, il est difficile de faire des projets à long terme. Mais oui, mon souhait est de rester longtemps au sein du SMUC ! »


- Comment est-ce que tu vois le futur du club ?


Bruno Sardi : « J’espère que le club va franchir un palier sportif en Séniors. Comparé à certains clubs de la région, il n’y a pas fixe pour les joueurs mais contenu que les collectivités locales donnent de moins en moins de subvention aux clubs et que le SMUC est plutôt autonome en matière de budget, je pense qu'on peut petit à petit réussir à atteindre la Régional 1 et j’espère que ça sera avec moi ! »

                                                                                                                                                                                    

 

                                                                                                                                    Recueilli par Jimmy COMTE

 

Photo / Bruno Sardi donnant des consignes à Baptiste Biaggini
ce site a été créé sur www.quomodo.com