Conseils Médicaux

Les crampes...

L'avis du médecin :

Une crampe est une contracture musculaire violente, généralement située au niveau des membres inférieurs, le mollet la plupart du temps chez les footballeurs. Il n'y a pas de lésion de fibres. Elle est passagère mais très douloureuse.

Les crampes sont liées très souvent à un état de fatigue (souvent en fin de match), à une déshydratation ou à un défaut de préparation physique. Un joueur qui n'est pas prêt physiquement à beaucoup plus de chance d'être victime de crampes, car il va au-delà de ses capacités du moment. 

Les gestes à avoir :

Afin d'éviter les crampes, il faut s'hydrater correctement avant, pendant et après la rencontre. 

En cas de crampe au mollet, le joueur doit essayer de la faire passer en se faisant aider par un coéquipier. Ce dernier doit saisir la cheville de son partenaire (jambe tendue) et ramener la pointe de son pied vers son genou pour étirer le muscle dans le sens contraire de la crampe. Le joueur allongé au sol doit de son côté, effectuer une légère contraction.

Idem pour une crampe aux ischios, le coéquipier devra monter la jambe le plus haut possible pendant que la victime contractera son muscle en pliant son genou. Ensuite, il faut boire beaucoup (si possible des boissons riches en sels minéraux). 

Selon l'évolution et le contexte du match, il vaut mieux sortir le joueur car il aura du mal à terminer la partie. Un joueur qui ne s'est pas bien entraîné et qui ne respecte pas les règles d'hygiène de vie habituelles (mauvaise alimentation, tabac, alcool et prise de poids) sera logiquement plus exposé que les autres.

Franck Le Gall - Médecin Sportif du CTNFS de Clairefontaine
 
Claquage ou élongation...

La douleur, brutale, donne la sensation d'un coup de fouet. Elle reflète en fait la rupture de quelques fibres musculaires et le mal peut persister pendant des semaines. Une impotence fonctionnelle et un gonflement local complètent le tableau. La personne ne peut pas poser le pied par terre.

Les gestes à avoir :

Mettez immédiatement la jambe touchée au repos. Surélevez-la avec un coussin pour éviter le gonflement local. Si le blessé doit se déplacer, aidez-le à marcher, sans prendre appui sur la jambe. 

Appliquez du froid sur la zone lésée, soit avec un produit spécifique en bombe, soit en appliquant un sac contenant des glaçons. Interposez une serviette entre la peau et le sac de glaçons. 
Si vous possédez un coussin thermique spécial, mettez-le au congélateur et appliquez-le sur le membre atteint toujours en veillant à l'entourer d'un linge. Dans tous les cas un médecin doit être consulté, car la personne a besoin de soins adéquats. Mais le mieux est de la conduire à l'hôpital pour pratiquer si nécessaire des examens radiographiques et/ou échographiques. 

À ne pas faire : 

S'appuyer sur la jambe malade. Masser la partie douloureuse, car il existe souvent un hématome. Faire des efforts avec le membre blessé car cela peut provoquer une déchirure, voire une dégénérescence fibreuse du muscle et la cicatrisation devient alors plus difficile. 

 

Entorse de la cheville...


Qu’est-ce qu’une entorse ?


C’est une lésion du ligament, de type déchirure. Un ligament est une structure élastique, avec une certaine limite d’extension. Si on dépasse cette limite, on déchire des fibres. Le plus souvent, au niveau de la cheville, c’est le ligament latéral externe qui est touché.

Comment reconnaitre une entorse ?

Dans la plupart des cas, le joueur se tord la cheville et ressent un craquement, il n’est pas systématique, mais s’il existe, il représente un signe de gravité. Il est accompagné d’une douleur vive, brutale et d’une sensation de déboîtement. La douleur peut ensuite être moins importante pendant quelques minutes, laissant penser au joueur que la blessure n’est pas grave. Mais l’hématome quasi immédiat, puis l’œdème vont rendre l’appui très douloureux.

Ce qu’il faut faire :

Arrêter de jouer, évidemment. Eviter de poser le pied au sol, glacer ou, au pire, mettre le pied sous l’eau froide. Le glaçage sert surtout à diminuer les douleurs et cherche à avoir un impact sur les vaisseaux, en réduisant le saignement. La bombe de froid n’est pas plus efficace, l’impact étant surtout cutané. Il faut ensuite comprimer la zone douloureuse pour diminuer le saignement. L’idéal, enfin, sera de surélever le pied.

Ce qu’il ne faut pas faire :

Continuer de jouer au risque d’aggraver le saignement. De principe, il faut s’arrêter dès que l’on ressent un craquement. Il ne faut surtout pas mettre de pommade chauffante, ne pas masser. Le chaud aggrave le gonflement. Plus l’hématome et plus l’œdème sont important et plus il faudra de temps pour les éliminer.

Les jours suivants :

Il faut ensuite consulter le plus rapidement possible. Le médecin peut demander une radiographie pour éliminer une fracture. Les anti-inflammatoires sont déconseillés durant les 5 jours suivant la blessure. Ils diminuent la douleur mais aussi les capacités de réparation du ligament. Il vaut mieux prendre des antalgiques (du paracétamol ou ibuprofène). Pas d’aspirine car elle favorise le saignement. Il faut aussi glacer 3 à 4 fois par jour, durant 3 jours, pendant 20 à 30 minutes, en protégeant la peau (risque de brulure). Toutes les entorses doivent ensuite passer chez le kinésithérapeute pour aider à la cicatrisation et pour effectuer un travail de prévention. Sinon, le joueur aura de grandes chances de se refaire une entorse dans les mois suivants. Pour une entorse moyenne, il faut compter en 4 et 6 semaines d’arrêt. 

Franck Le Gall - Médecin Sportif du CTNFS de Clairefontaine
 
Technique du strapping cheville communément appelée « strapp »

Si avant on effectuait une immobilisation totale de l’articulation pour une petite entorse externe de cheville, le corps médical préconise le plus généralement de nos jours son immobilisation partielle. Le strapping bien réalisé est une bonne solution. Il peut être un atout pour la guérison rapide de la cheville. Il permet également de continuer des entraînements dans certaines conditions. Suivant la gravité de la blessure, un joueur de foot peut se retrouver opérationnel sur le terrain après une quinzaine de jours. Faire un strapping à la cheville reste à la portée de beaucoup de gens.
Sur la vidéo nous pouvons apercevoir les étapes importantes de la réalisation du strapping cheville pour éviter ce mouvement de varus extrême :

  • Embase
  • Etriers
  • Bandes en 8
  • Bande de maintien du strapping et de confort.
La tension du strapp prend toute son importance en fonction de la gravité des lésions et de la sollicitation de l’articulation, le but du strapping étant de garder un maximum de stabilité de l’articulation tout en lui laissant une part de mobilité pour effectuer certains gestes inhérents à la pratique. Attention il vaut mieux ne pas strapper la cheville quand celle-ci est gonflée. Il faut attendre que l’hématome se résorbe avec des glaçages.
 
Conseils Divers :

Veille des Matches...

  • Ne pas prendre de repas copieux ou lourd à digérer. 
  • Eviter de sortir le soir et essayer de vous coucher vers 22H30, le sommeil entre 22H et 1H du matin est le plus profitable et le plus réparateur. 

Votre Poids Idéal "Théorique"... 

Le poids dépend de la taille et se calcule ainsi : 

Poids idéal en kg 
= (taille en cm - 100) - ((taille en cm - 150) / 4) = s idéal en kg 

Exemple pour 1,75 m 
= (175 - 100) - ((175 - 150) / 4 ) 
= 75 - (25 / 4 ) 
= 75 - 6,25 
= 68,75 kg = poids idéal "théorique" 

 
 
 
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